Shaka Ponk (+ KillASon) – Le Dôme, Marseille (12.04.2019)

Vendredi 12 avril 2019, Shaka Ponk posait son décors sur la scène du Dôme de Marseille pour l’avant-dernière date du Monkadelic Tour 2. Les Marseillais ont réservé un accueil des plus chaleureux au groupe, qui avait déjà retourné la salle l’année dernière.

KillASon


Suite au succès qu’a connu la tournée The Monkadelic Tour en 2018, Shaka Ponk est de nouveau reparti sur les routes de France pour continuer de défendre son album The Evol. C’est donc avec un plaisir non dissimulé que les littles monkeys ont répondu présent pour les prolongations de cette tournée totalement folle.

19h, KillASon, Marcus de son prénom, débarque sur scène, tel un ovni. Repéré sur YouTube par les membres de Shaka Ponk, ce “rappeur électronique” a le privilège d’être invité pour faire leur première partie sur neuf dates de la tournée. Il faut dire qu’ouvrir pour ce groupe, qui a le succès qu’on lui connaît, n’est pas chose facile. Surtout quand on sait que le public est plus rock que rap. Cela pourrait être un flop, et pourtant…

Vêtu d’un gilet boa à plumes vertes et roses fluos, avec pour seuls éléments le rideau noir qui cache les décors du groupe phare de la soirée, un ordinateur portable en retrait pour lancer ses sons et la poursuite lumineuse. KillASon arrive sur scène et débite un flow impressionnant, la musique est futuriste et électro, mélange détonnant !

Le concert débute avec la chanson “The rize” tirée de l’album du même nom, sortie en 2016. Ce titre mélange musique électro et rap version US. Le public commence à vraiment bouger la tête sur le titre “Deadpool freestyle”, son dernier titre, chanté en français. Pendant ce temps le rappeur saute dans tous les sens. Les jeux de lumières donnent une atmosphère encore plus irréelle à sa prestation.

Setlist KillASon :
The rize
Strange the world
Hoddest in my town
Deadpool Freestyle
Free
Wrong
Magnifik

SHAKA PONK


21h, la salle  bouillonne. Un léger regard en arrière et on peux voir le Dôme qui affiche presque complet. Quelques minutes d’attente puis le noir et la scénographie commence sur l’immense écran en arrière plan, jusqu’à l’apparition de Goz.

Pendant ce temps, les membres du groupe entrent un par un sur la scène, puis entament “Killing Alléluia”. Frah apparaît avec une minerve, fruit de ses trop nombreuses blessures, mais qui n’enlève en rien son charisme rock’n’roll. Sam le suit de près et c’est parti pour un show de folie où l’on sait que l’on va en prendre plein la vue et surtout plein les oreilles.

Le show est maintenant clairement lancé avec les tubes “On Fire” suivi de “Wanna Get Free”. Frah n’attendra d’ailleurs pas très longtemps pour se pencher au dessus du public, solidement tenu par un agent de la sécurité. Il faut dire que l’excès d’amour fait parfois faire des folies, et que cela est réciproque entre le groupe et ses littles monkeys.

KillASon enchaîne sur “Free”, petite pépite qui reste facilement en tête. La salle se met à danser.
Le concert s’achève sur la chanson “Magnifik”, et des pas de break dance qui impressionnent tout le monde, fruit de ses années de danse avec le crew Wanted Posse. Les lumières s’éteignent, la salle applaudit une prestation jamais vue auparavant. Pari réussi.


Setlist KillASon :
The rize
Strange the world
Hoddest in my town
Deadpool Freestyle
Free
Wrong
Magnifik


SHAKA PONK


21h, la salle  bouillonne. Un léger regard en arrière et on peux voir le Dôme qui affiche presque complet. Quelques minutes d’attente puis le noir et la scénographie commence sur l’immense écran en arrière plan, jusqu’à l’apparition de Goz.

Pendant ce temps, les membres du groupe entrent un par un sur la scène, puis entament “Killing Alléluia”. Frah apparaît avec une minerve, fruit de ses trop nombreuses blessures, mais qui n’enlève en rien son charisme rock’n’roll. Sam le suit de près et c’est parti pour un show de folie où l’on sait que l’on va en prendre plein la vue et surtout plein les oreilles.

Le show est maintenant clairement lancé avec les tubes “On Fire” suivi de “Wanna Get Free”. Frah n’attendra d’ailleurs pas très longtemps pour se pencher au dessus du public, solidement tenu par un agent de la sécurité. Il faut dire que l’excès d’amour fait parfois faire des folies, et que cela est réciproque entre le groupe et ses littles monkeys.

Un spectateur est d’ailleurs soulevé par les personnes autour de lui, Frah lui tend le bras pour une  serrée de main conviviale. L’image est belle et montre toute la générosité dont le groupe va faire preuve ce soir. Un an est demi après le début de cette tournée, l’aisance des membres du groupe n’est plus à démontrer. Ils habitent la scène avec tant de facilité et d’énergie. Sam se promène d’un côté à l’autre de la scène pour aller saluer le public, un “Freedom Utopia” écrit sur son ventre.
Le décor est quant à lui toujours abouti. L’écran projette continuellement des images collant parfaitement avec la scénographie, qui se veut futuriste en ce début de show.


Le groupe enchaîne sur “Twisted Mind” puis l’énergique “I’m Picky”. Frah fend ensuite la foule pour aller se percher sur un cube au milieu de la fosse. Le fameux Circle Freak va avoir lieu. Petite prise de parole en montrant la scène et une caméra. “C’est la caméra de l’assurance. Elle scrute chancun de mes faits et gestes, à cause de mon petit cou cassé. Alors je propose que, comme premier geste, nous lui fassions celui-ci”, et c’est suite à ces belles paroles que la salle se tourne d’un seul homme pour faire un petit coucou spécial à la caméra, version majeurs levés.

“Et puisqu’elle enregistre tout, je dois te dire ceci : si tu es ici dans ce périmètre, et que tu es un peu fatigué ou un peu vieux ou un peu trop jeune, il faut quitter cet endroit. Il va se passer quelque chose ici et tu peux casser ta jambe, tu peux casser ton bras, ou pire, tu peux perdre ton téléphone. Ou peut-être simplement mourir. Alors, si tu ne veux pas mourir, il faut partir okay. Maintenant que tu as entendu ce message, it’s on you baby. Si tu meurs je suis fier. Ce sera le grand honneur pour moi, ce sera un peu plus chiant pour toi. Quoique… On ne sait pas. Peut-être tu iras au paradis du circle pit. En tout cas, maintenant que tu as compris, il faut que tu recules un peu. Il faut faire un cercle, c’est l’autre carré, le cercle. Et après tu restes bien tranquille. Tu enjoy the silence… La tranquilidad… Shut the fuck up… One, two, one, two, three, come on !”. Puis la fosse se met à trembler, et à tourner, encore et encore autour du chanteur. La foule compacte se rapproche en suite du chanteur et celui-ci se laisse emporter par le public, surfant sur celui-ci, jusqu’à atteindre les gradins. Ovation du public.


Les premières notes de “Smells Like Teen Spirit” résonnent dans la salle, plongée dans une lumière rouge. Frah lance un “Alors, personne n’est mort. La vraie question c’est : est-ce que vous êtes vivants ?” Enorme oui de la salle. Il enchaîne : “Ca c’est mieux. Je préfère vivant que mort. Quoique…”. Il lance à la fosse un “Je te laisse un peu, je suis dans la banlieue chic” en référence aux premières places des gradins.

Un puit de lumière bleue éclaire Steve au clavier, tandis que la poursuite lumineuse éclaire le visage de Sam qui est restée sur scène. Sa voix, tout en douceur, entonne les premières paroles de cette reprise de Nirvana. Séquence émotion, cette version met toujours autant les poils.

Retour sur scène pour le titre “Bunker” suivi de “Fear Ya”. Puis retour au calme et à la douceur avec le titre “Summer Camp” où CC livre un solo, assis dans le décor avec une lumière tamisée. Ambiance intimiste, les deux chanteurs se font face, assis au milieu de la scène. En arrière plan , des méduses fluos dansent sur les écrans. Nous sommes transportés à 10 000 lieux sous les mers, dans l’univers créé par ses magiciens de l’image.

Changement de décors avec “Gung Ho / War Dance”, où une armée de robots futuristes dansent en rythme. Le show glisse dans une ambiance électro avec “Share A Line”, morceau où Goz est mis a contribution pour pousser la chansonnette puis où il revient en version survitaminée pour jouer de la batterie. Nous voilà au moment de la battle Ion VS Goz. Les musiciens font le show pour le plus grand plaisir des spectateurs. Cobain, Prince, Bowie et Lemmy sortent tout droit de leurs tombes pour se mesurer tour à tour à CC, Steve et Mandris et Ion.


Le groupe revient avec “Rusty Fonky” où il fait s’asseoir un Dôme chauffé à blanc. Tout le monde saute en l’air et savoure les derniers instants d’un concert inoubliable, puis le groupe quitte la scène sous les ovations du public.

Dernier cadeau, le titre “Tostaky”, reprise de Noir Désir. Le concert se termine, le public est conquis. Sam, Frah, CC, Steve, Mandris et Ion, tous vont à la rencontre du public pour signer des autographes, prendre des photos, faire des accolades, pendant que l’équipe technique vide la scène. Les aurevoirs continuent à n’en plus finir. Sam sera la dernière à partir. The Monkadelic Tour 2 signe ce soir son avant-dernière, et pour le public, comme pour le groupe, ce n’est qu’un aurevoir, à n’en pas douter.


Setlist Shaka Ponk :
The White Pixel Ape Show Intro
Killing Hallelujah
On Fire
Wanna Get Free
Twisted Mind
I’m Picky
Palabra Mi Amor
Circle Freak
Smells Like Teen Spirit
Bunker
Fear Ya
Summer Camp
Gung Ho / War Dance
Share A Line
Battle Ion VS Goz
Encore :
Rusty Fonky
Encore 2 :
Tostaky (le continent) – Cover Noir Désir

Photos réalisées par Julie Gazzoti.
Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe.
Live Report réalisé pour le webzine de La Grosse Radio Rock.